L'histoire des Atikamekw

Traditionnellement, les autochtones de la Haute-Mauricie vivaient en groupe de familles, dispersés à travers la forêt. Ils pêchaient, chassaient et trappaient pour se nourrir; avec la peau des animaux qu'ils tuaient et les produits du bois, ils fabriquaient les objets et vêtements dont ils avaient besoin. Dans un contexte d'échanges sociaux, ils complétaient ces besoins en commerçant avec les tribus des régions avoisinantes.
L'été, certains d'entre eux se réunissaient à l'endroit nommé Weymontachie; c'était l'époque des échanges, des retrouvailles et plus tard, suite à l'arrivée des missionnaires, celles des mariages, des baptêmes et des cérémonies religieuses. À l'automne, ils pliaient bagage et s'enfouissaient dans la forêt pour l'hiver. En commerçant ses fourrures avec les Européens, l'Indien fit son entrée dans un monde où le commerce était contrôlé en dehors de son territoire et de sa tradition; il devint alors de plus en plus dépendant.

Les écrits commencent à parler des Attikamègues au début du 17e siècle, alors qu'ils vivent en Haute-Mauricie dans la forêt boréale.   Si on les appelait autrefois "Têtes-de-Boule", les Atikamekw ont depuis repris leur nom d'origine qui signifie "poisson blancs".  On les considère comme un peuple particulièrement pacifique, partageant l'ensemble de la région avec les Montagnais à l'Est, les Cris au Nord et les Algonquins, leurs voisins du Sud.

Le territoire sillonné autrefois par de nombreuses voies navigables, favorise le troc. Les Atikamekw peuvent compléter leur régime alimentaire à base de gibier et de poisson par des produits agricoles comme le maïs. Au printemps, les Atikamekw font bouillir la sève extraite des érables pour en faire du sucre et du sirop, d'où l'origine du sirop d'érable québécois.

Vers 1670-1680, une épidémie de petite vérole anéantit la tribu des Attikamègues; ceux qui survivent sont massacrés par les Iroquois, peuple conquérant venu du Nord des États-Unis.

Cependant, au début du 18e siècle,apparaît dans la région un groupe appelé "Tête-de-Boule".
Certains estiment que ces têtes-de-Boule sont un regroupement d'Attikamègues ayant survécu à l'extermination et qui possiblement se seraient associés à d'autres groupements autochtones nomades.

Il n'existe pas de certitude quant à l'origine des autochtones Têtes-de-Boule; mais s'ils ne sont pas apparentés aux Attikamègues d'autrefois, du moins leur ont-ils succédé dans leur territoire du Saint-Maurice.

Les habitants de Weymontachie sont les descendants de ces Têtes-de-Boule. Ils en ont longtemps porté le nom, attribué jadis, probablement, par les missionnaires ou les habitants de Trois-Rivières.

Suite à la suggestion de certains anthropologues, ce groupe reprend le nom d'Atikamekw, avec lequel finalement il pourrait bien avoir quelque affinité.


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